Bienne devient comestible

Les connaissances sur les plantes sauvages comestibles, en particulier les plantes adventices (autrefois appelées mauvaises herbes), sont de moins en moins connues. Peu à peu, elles redeviennent populaires. Dans notre communauté urbaine, certaines personnes connaissent très bien les plantes et leurs secrets et essences cachés ; d’autres, en revanche, n’ont que peu ou aucun lien avec elle. C’est là que je construis un pont! Mon objectif: faire découvrir aux Biennoises et Biennois le potentiel des plantes discrètes et « dérangeantes ».

VISION

Une allée centrale composée d’herbes aromatiques comestibles et de plantes sauvages devient un lieu de rencontre et de transmission de savoir. Objectif : une confrontation et une sensibilisation « hands on » à la nature urbaine devant la porte et aux possibilités de préparation des aliments et de prévention de la santé. Il est important que tout le monde soit le bienvenu afin de permettre une cohabitation créative et pacifique. Les visiteurs et les bénévoles se mettent en réseau.

Dans la phase de démarrage, les soins sont assurés. Lors d’événements de connaissance, les personnes intéressées découvrent les plantes, leurs substances actives et les possibilités de préparation.

Les visiteurs ont la possibilité de participer à l’organisation. Nous célébrons ensemble la préparation des plantes et les dégustons sur place. Les plantes sont apportées, échangées et plantées.

L’allée rue Dufour sert de projet pilote. En cas de succès, d’autres surfaces avec des plantes sauvages suivront. Afin de rendre accessible aux gens le savoir sur les plantes sauvages comestibles, les plantes sont affichées et documentées. Des visites guidées avec des classes d’école permettent d’établir un lien avec la nature qui sera transmis à l’avenir.

Afin de réduire au maximum les frais de matériel lors de l’aménagement du jardin et dans l’esprit de la durabilité nous veillons à réutiliser une grande partie des éléments.

VALEUR AJOUTÉE CLIMAT

Les espaces verts en ville ont une influence positive sur le climat urbain. Grâce à l’évaporation des arbres et des plantes, la température ambiante diminue considérablement. Dans le contexte du réchauffement climatique un point important. Pour aller plus loin, nous avons besoin de « stratégies de plantation » pour les surfaces dé-scellées.

VALEUR AJOUTÉE DE LA DIVERSITÉ

Les plantes que nous connaissons sous le nom de mauvaises herbes sont de véritables artistes de la survie. Dans la nature, ces premières colonisatrices (plantes pionnières) rendent les surfaces habitables.

Avec les premières plantes, les insectes sont attirés, les oiseaux chanteurs s’installent en plus grand nombre et le climat urbain se diversifie de manière audible et visible. Je suis convaincue que ce qui pousse sous nos yeux et que nous pouvons observer peut nous fasciner. Ce que nous apprenons à apprécier et à aimer, nous sommes prêts à le protéger. La diversité des insectes nous garantit la sécurité alimentaire grâce à leurs activités. La diversité est également synonyme de santé.

VALEUR AJOUTÉE SANTÉ

Les plantes sauvages dans leur forme originelle ont plus de substances que nos légumes cultivés.

Pour se nourrir sainement, nous avons besoin de nombreux fournisseurs de nutriments différents. Les plantes sauvages sont une partie importante et oubliée de celles-ci. Un sol avec des plantes sauvages comestibles permet à la population urbaine de retrouver un savoir ancestral et apporte une belle contribution à une mesure de santé préventive. Le jardin au cœur de la ville offre un accès proche et facile.

Aline Burre, waldmeisterin.ch, aline@waldmeisterin.ch